LA compagnie théâtrale des côteaux
La Bartifelle


Flavia,
Tu nous a fait pleurer dans ton rôle de Jocaste,
tu nous a fait rire dans ton rôle de Frosine,
tu nous a fait s'esclaffer dans ton rôle de Pascaline...
… Presque 25 ans de théâtre avec la Bartifelle et autant de rôles dans lesquels chaque spectateur a gardé un souvenir de toi.
Tes mimiques, tes tics, et ton accent inimitable.
C'est lui qui te forçait à toujours avoir une diction impeccable, alors que nous autres, avec le français comme langue maternelle, nous marmonnions.
Cet accent qui te donnait sur scène une présence formidable malgré ton petit gabarit.
« Accent bourguignon ?» a demandé un jour un spectateur. I N I M I T A B L E.
Cet accent t'a donné aussi du fil à retordre avec quelques mots et expressions de la langue, comme « psychiatre » ou t'a causé quelques beaux lapsus, dont un que la morale ne m'autorise pas à prononcer ici.
Et puis, tu resteras la reine du café de la troupe. Lors de chacun de nos déplacements tu le préparais et annonçais d'un voix tonitruante « LE CAFE EST PRET ».
Ah ! Et puis j'allais oublier LA MANDARINE, ou plutôt le demi ou le quart de mandarine que tu t'amenais aux répétitions, soigneusement enveloppé dans un papier aluminium.
C'est de cette mandarine que tu tirais ton énergie, j'en suis sûr.
Mais c'est aussi ta bonhommie que nous garderons en mémoire et ton sens de la diplomatie.
Lorque quelquefois « ça chauffait » au sein de la troupe, tu étais l'un de ses meilleurs modérateurs.
Tu assumais ton rôle de présidente avec discrétion, permettant à chacun de s'exprimer en laissant la décision se prendre, souvent sans que tu aies à intervenir.
Mon dieu, quel trou laisses-tu, Flavia ?
A la Bartifelle bien sûr, mais surtout dans ta famille. Nous pensons à Pierrot, Ariane, Stéphane et ta petite fille, Nina, née il y a quelques mois et qui te remplissait de joie.
Tu pars et nous te laissons partir...
Tu rejoins un autre Pierre, Bartiféllien lui aussi et parti aussi trop tôt. Peut-être monterez-vous une nouvelle troupe en nous attendant ?
Alors, au revoir Flav', et non pas adieu, car tant que tu resteras dans nos coeurs, à nous tous ici rassemblés, tu resteras vivante.
Merci Flavia !
